Carnets de voyage · Paris
Paris, d’une rive à l’autre : églises, musées et quais
Paris est la ville de mes années d’étudiant, et j’y reviens souvent. De janvier 2025 à mai 2026, au fil de plusieurs séjours, j’ai photographié ses églises, ses musées et ses quais, en cherchant moins les cartes postales que les lumières et les détails.
Photographies et texte : Victor Aubert, vidéaste et producteur de films à Sées.
Rive gauche : l’Institut de France et Saint-Sulpice
Face au Louvre, la coupole de l’Institut de France abrite l’Académie française. L’édifice, ancien collège des Quatre-Nations voulu par Mazarin et dessiné par Louis Le Vau, offre l’une des plus belles façades classiques de Paris, que l’on peut aussi saisir de biais depuis le quai de Conti.


Un peu plus au sud, l’église Saint-Sulpice impose sa masse classique au cœur du 6e arrondissement. À l’intérieur, deux œuvres retiennent particulièrement le regard : la Vierge à l’Enfant de Jean-Baptiste Pigalle, au fond de la chapelle de la Vierge, et le tombeau du curé Languet de Gergy, sculpté par Michel-Ange Slodtz, où un ange repousse la Mort. Le baroque y atteint une intensité presque théâtrale.




Tout près, la rue Cassette, où j’ai vécu étudiant, garde ces façades de pierre et de fer forgé qui font l’élégance discrète du quartier.

Au fil de la Seine
En février 2025, deux mois après sa réouverture, Notre-Dame avait retrouvé sa flèche. En aval, la Conciergerie dresse ses tours médiévales au bord de l’eau, et le pavillon de Flore du Louvre veille sur le pont Royal. La Seine relie ces monuments comme le fil d’un même récit.




Le Marais et les musées
Dans le Marais, l’église Saint-Paul-Saint-Louis ferme la perspective d’une rue étroite, et le jardin du musée Carnavalet, consacré à l’histoire de Paris, offre une respiration à la française.


Boulevard Haussmann, le musée Jacquemart-André, demeure d’un couple de collectionneurs du XIXe siècle, déploie son escalier à double révolution, ses marbres et ses sculptures. J’y ai surtout photographié des détails : une passementerie dorée, un buste à l’antique, une jeune fille de marbre penchée sur une colombe.





Photographier Paris, c’est apprendre à isoler un détail dans l’abondance. C’est le même travail que pour un film de patrimoine : choisir, cadrer, laisser respirer.
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